En direct de la Matrix blasée
J'ai de la peine pour tous ces gens qui essaient d'écrire des trucs sérieux, alors qu'au final, quand Matrix les lit, elle est pliée de rire...C'est pas possible de se rater comme ça.
Moi aussi je dis de la merde, mais c'est délibéré. Même sur les sujets sérieux, j'arrive à dire de la merde. Mais c'est voulu.
Vous avez pas idée de toutes les conneries que j'ai pu lire dans les archives du journal local où je bosse...
(Si vous m'avez sur msn, suffit de surveiller mes pseudos; je note à peu près toutes les citations...)
Ma préférée reste quand même "il meurt encastré dans un pont".
Comment tu veux avoir de la peine pour le gars qui est mort, avec un titre comme ça ????
Ca a du être dur pour la famille, surtout que "il semblerait que le chauffeur ait mal évalué la hauteur du pont".
Dur.
Ca me rappelle la fois où j'ai passé un entretien pour un boulot à Auchan, en juin. Ou mai. Je sais plus.
C'est la classe, Auchan. Le vigile il te dit d'aller à l'autre bout du magasin pour qu'un autre vigile te colle un badge avec marqué "visiteur" dessus, et puis après tu dois patienter en attendant que le mec vienne te chercher pour te re-ramener à l'autre bout du magasin etc...
Bref. Je patientais.
Inutile de dire que j'étais méga-stresée à mort, et ils font rien pour te mettre à l'aise, rien que ce putain de badge, ça m'a plombée.
Et y'avait une petite affichette, collée sur le guichet.
Un truc de prévention pour les parents, leur disant de surveiller leurs sales mioches.
Et j'ai appris un truc ce jour là.
Faut savoir que "en 2005, plus de 20 000 enfants ont été hospitalisés suite à une chute de chariot".
Toutes mes sincères condoléances pour les parents, je suis désolée, mais j'ai du faire un énorme effort pour pas rigoler, et j'ai réussi d'aileurs, j'ai juste souri vite fait.
D'ailleurs y'avait le vigile qui me regardait, je l'ai regardé, et il a cru que c'était à lui que je souriais...

A part ça, les entretiens professionnels, oh gods, c'est pas fait pour moi.
J'ai du galérer pendant 10 minutes pour trouver un jean "normal", et planquer mes perles en attachant mes cheveux.
Et puis finalement j'ai trouvé un boulot plus pépère.
Certes, il ne faut pas avoir peur des mecs qui soufflent dans des chèvres, de ceux qui attrapent des maladies à cause des pigeons, ou de ceux qui organisent des concours de labour avec courses de motoculteurs, des groupes de musique connus sous le nom de "Suprêmes Dindes", ou encore des sculpteurs sur bois qui sont persuadés d'avoir des liens de parenté avec les arbres...
C'est un peu abrutissant comme boulot, mais quand je repense au maïs, je me dis que j'ai eu une chance pas possible de tomber dans un journal.
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